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Nous Sommes des Ours

Taylee Harris a été élevée par des loups. Maintenant qu’elle a dix-huit ans, elle atteindra bientôt la maturité en devenant elle-même un loup, jusqu’à ce qu’un mystérieux incident dans les bois, une nuit, la laisse inconsciente et ensanglantée. Le jeune homme, Tavis, qui la soigne, lui apprend qu’il est un ours… et elle aussi. Après cette révélation, Taylee doit naviguer dans un nouveau monde d’alliés et d’adversaires qui veulent tous lui mettre le grappin dessus, tout en explorant l’amour et l’adoration qu’elle porte pour son seul vrai compagnon.

Age Rating: 18+

 

Nous Sommes des Ours de E. Adamson est maintenant disponible à la lecture sur l’application Galatea ! Lisez les deux premiers chapitres ci-dessous, ou téléchargez Galatea pour en profiter pleinement.

 


 

L’application a été reconnue par la BBC, Forbes et The Guardian comme étant l’application la plus populaire pour les romans explosifs de nouveaux Romance, Science Fiction & Fantasy.
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1

Résumé

Taylee Harris a été élevée par des loups. Maintenant qu’elle a dix-huit ans, elle atteindra bientôt la maturité en devenant elle-même un loup, jusqu’à ce qu’un mystérieux incident dans les bois, une nuit, la laisse inconsciente et ensanglantée. Le jeune homme, Tavis, qui la soigne, lui apprend qu’il est un ours… et elle aussi. Après cette révélation, Taylee doit naviguer dans un nouveau monde d’alliés et d’adversaires qui veulent tous lui mettre le grappin dessus, tout en explorant l’amour et l’adoration qu’elle porte pour son seul vrai compagnon.

Age Rating: 18+

Auteur original : E. Adamson

TAYLEE

Elle savait qu’elle était seule et pas seulement seule.

Même avant de reprendre connaissance, elle le savait. Une fois que ses yeux s’ouvrirent, ils le lui confirmèrent.

La cime des arbres était indiscernables dans l’obscurité épaisse.

Elle leva la tête et eut des élancements. Elle respirait à pleins poumons et avait l’impression de manquer d’air au plus profond d’elle-même.

Un seul regard vers le bas, même si c’était un exploit, à travers la douleur qui pulsait à la base de son crâne, lui suffit à comprendre qu’elle avait encore plus de problèmes qu’elle ne le pensait.

Étant donné qu’elle ne portait rien d’autre que ses sous-vêtements, elle aurait dû être à frigorifiée. Mais sa peau était trop différente pour qu’elle puisse ressentir le froid.

Parce qu’elle était couverte de sang.

Elle chercha dans les recoins de son esprit un nom, un lieu, une information permettant de l’identifier.

Rien.

Mais quelque chose lui échappait. Quelque chose qui était toujours là dehors. Quelque chose qui avait soif de sa vie.

Si seulement elle pouvait se rappeler quoi…

Elle toussa. Elle s’attendait à ce que du sang s’écoule de ses poumons. Dieu merci, ce ne fut pas le cas.

Le feu dans sa tête s’était réduit à des charbons ardents. Suffisamment pour lui permettre de se lever, lentement, en tremblant, comme si elle était une enfant apprenant à se soutenir pour la première fois.

Elle n’avait pas confiance en elle pour courir. Mais les sons qu’elle commençait à entendre lui disaient qu’elle devait le faire.

Des hurlements. Vraiment.

Pied droit devant le pied gauche, devant le pied droit, devant le pied gauche. Pied droit, pied gauche, pied droit, pied gauche, comme une comptine tordue. Quelque chose que sa mère lui aurait chanté il y a longtemps.

Qui était sa mère ?

Qui était-elle ?

Un autre hurlement, long et insistant.

Des loups.

Pied droit, pied gauche, plus vite, plus vite…

Taylee.

Elle était Taylee. Taylee Harris.

Pied droit…

Taylee Harris. Dix-sept ans.

Pied gauche.

Non, dix-huit. Dix-huit ans, depuis le 31 août, il y avait trois semaines.

Hurlement.

Il lui faudrait du temps pour s’adapter à son âge. Mais pour l’instant, entre éviter la mort et se rappeler exactement qui elle était, elle ne pouvait penser à autre chose.

Elle trébucha, s’entaillant le genou sur ce qui devait être une pierre dentelée. Instinctivement, contre son meilleur jugement, elle cria de douleur.

Le son perça la nuit, se détachant du hurlement. Un petit son. Un son humain.

Elle détestait crier. Mais elle le faisait souvent.

Elle ne pouvait pas s’empêcher d’avoir peur.

De la plupart des choses, si elle était honnête avec elle-même.

Le sang s’accumula, elle pouvait le sentir. Mais elle devait continuer à avancer.

Maintenant, elle avait froid. Le sang séché donnait une sensation étrange à chacun de ses membres, mais il ne pouvait plus tenir le vent à distance. Elle boitait aussi vite qu’elle le pouvait.

Le hurlement s’atténuait-il ? Ses oreilles l’auraient-elles trompée ?

Très probablement, ses oreilles lui jouaient des tours. Elle ne faisait pas confiance à ses oreilles. En fait, elle n’avait jamais eu moins confiance en l’un de ses sens.

Et à seulement dix-huit ans.

Elle pouvait voir les gros titres, la nécrologie.

Ils défilaient devant ses yeux, plus douloureux que n’importe quelle souffrance dans sa tête.

Si elle ne s’en sortait pas, si elle mourait ici, sa famille n’aurait aucune idée…

Sa famille.

Combien d’entre eux étaient là ?

Trois. Ils étaient trois.

Le simple fait de se souvenir d’eux atténua un peu la peur.

Les imaginer tous ?

Non, trop de travail pour un cerveau en convalescence. Un par un, alors.

Le père. Nathaniel. Il aimait les échecs. Chantait magnifiquement l’opéra, même s’il devait inventer des mots qui ressemblaient à de l’Italien.

De toutes les choses à retenir.

La mère. Gretchen. Elle aidait toujours Taylee avec ses devoirs de maths. Elle s’était récemment mise au tir à l’arc.

Des souvenirs utiles ? C’était trop demander ?

Pied droit, pied gauche, elle était rapide maintenant.

Peut-être assez rapide pour s’en sortir vivante. Pas indemne, mais vivante.

Sa sœur. Charlotte. Onze ans. Elle en savait trop pour son âge. Ces yeux. Trop sages. Trop tristes.

Oh, Charlotte. Tu me manques.

Comment quelqu’un dont elle commençait tout juste à se souvenir pouvait-il lui manquer ?

Sa famille était composée de loups.

Mais elle n’avait jamais entendu aucun d’eux hurler comme ça.

Continue de courir. Ne t’arrête pas. Ne faiblis même pas. Une demi-seconde, une demi-hésitation, et tout pourrait être fini.

Si elle survivait à ça, elle se parlerait à elle-même comme une folle pour le reste de sa vie.

Les gens penseraient qu’elle était folle.

Personne ne s’accouplerait avec elle.

Personne ne voudrait même essayer.

Ce n’était pas important tant qu’elle ne pouvait prendre sa forme de loup. Elle n’avait jamais vu à quoi ressemblait son loup. Et elle s’impatientait.

Comment pouvait-elle penser à ça dans un moment pareil ?

Le son d’un craquement de brindilles écrasées retentit non loin derrière elle.

La panique s’empara d’elle.

Elle se retourna. Il n’y avait rien à voir.

Ses yeux s’ajustaient à l’obscurité. Peut-être qu’elle pouvait leur faire confiance après tout.

Un peu.

Malgré tout, elle ne reconnaissait pas cette forêt. Bien sûr, il lui restait une grande partie de sa terre natale à explorer, quelle que fût cette terre…

Droite, gauche, droite, gauche, cours, cours, cours.

Elle se dirigea avec la voix de sa mère en tête. Comme si elle sortait de la Mère l’Oie.

Droite, gauche, droite, gauche, cours, cours, cours. Droite, gauche, droite, gauche, jusqu’à ce que tu aies fini.

Washington.

C’est ça.

Olympia, Washington.

Eh bien, ce n’était pas Olympia, Washington.

Ce qui voulait dire qu’elle était… où ?

Pas de hurlement.

Pas de hurlement. Elle tendit ses oreilles honteusement humaines. Rien à entendre.

La douleur dans son genou diminuait, mais la douleur dans sa tête revenait.

Elle se surprit à souhaiter désespérément pouvoir déterminer l’heure qu’il était.

Si elle connaissait l’heure, elle aurait pu déterminer combien de temps il restait avant le lever du jour.

Mais pas d’étoiles. Pas de lune. Et pas de hurlement.

En fait, les seuls bruits étaient ceux de ses propres pas dans les broussailles, sa propre respiration irrégulière et inconsistante, son propre battement de cœur frénétique.

Sinon, c’était le silence.

En parfaite synchronisation, son pied gauche se logea sous une branche étonnamment lourde, l’envoyant s’écraser au sol.

Son tibia heurta la branche, et dans le silence, elle entendit le craquement sourd de l’os contre le bois.

Elle laissa échapper un « Ah ! » se trahissant elle-même.

Mais dans tout ce silence, qui pouvait encore essayer de la trouver ?

Trop tôt pour cette pensée.

Un craquement. Un craquement profond, tout près. Le crissement des feuilles sous un pied lourd, lourd.

Sûrement pas un pied humain.

Puis un autre. L’autre pied.

Puis encore.

Et encore.

Et encore.

Taylee ne pouvait pas bouger. Son tibia la brûlait, et son pied était coincé sous la branche. Elle devait se retenir à grande peine de ne pas jurer à haute voix.

La chose l’avait suivie.

Le quelque chose arrivait.

Le quelque chose était là.

Elle donna un coup de reins sauvage, mais son poids ne se déplaça pas vers l’avant. Elle était restée sur place.

Coincée. Paralysée.

Comme si la peur ne l’avait pas assez paralysée.

Où, oh, où était sa forme de loup ?

Crunch. Crunch. Crunch.

C’est le moment, loup ! C’est le moment !

Crunch. Crunch. Crunch. Crunch.

Montre-toi ! Défends-toi !

Elle essaya même de fermer les yeux.

Encore des craquements.

Et elle était toujours humaine.

Des craquements et des grognements. Des bruits de pas. Un bruissement de fourrure.

Mais pas celle d’un loup. Clairement, cette créature se comportait différemment d’un loup.

Elle était construite différemment.

Taylee se creusa la tête.

Était-ce un animal ? Un animal authentique, réel, qui ne se transformait pas ?

Est-ce ainsi que sa vie allait se terminer ?

Un grognement.

Oh non.

Avec un peu plus d’effort, presque folle de panique, elle se retourna partiellement pour faire face au sol, évitant ainsi une bouchée de terre.

Et dans ce simple mouvement, elle se retrouva face à face avec son assaillant.

Un ours.

Un grand ours noir, plus imposant que tout ce qu’elle n’avait jamais vu, semblant éclipser tous les arbres autour de lui, debout sur ses pattes arrières. Il la surplombait, de très haut, en fait.

Sa mâchoire se relâcha. Heureusement, elle ne pouvait pas crier. Mais elle ne pouvait rien faire d’autre.

Rien d’autre, si ce n’était que de le fixer dans les yeux, impuissante. Des yeux dorés étincelants qu’il avait fixés sur elle.

Sa conscience la poignarda à nouveau, consciente de sa quasi-nudité, de sa terrible vulnérabilité, du sang sur sa peau qui ne pouvait être le sien. À qui il appartenait, elle ne pouvait le dire.

Tous ces détails tourbillonnaient dans son cerveau, alors qu’elle soutint le regard de l’ours. Ses pensées allaient et venaient comme une tornade.

L’ours, toujours sur ses pattes arrière, fit un pas de plus vers elle. Taylee se sentit s’enfoncer dans le sol.

Et elle se prépara à la fin.

 

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2

TAYLEE

La fin.

C’était la fin.

N’est-ce pas ?

Le cerveau même de Taylee semblait trembler dans sa boîte crânienne, chaque lobe et chaque cortex au bord de l’effondrement nerveux. Elle n’avait pas quitté l’ours des yeux, et l’ours ne l’avait pas quittée des yeux.

Elle s’attendait à ce qu’il fasse un autre bruit, qu’il grogne à nouveau ou qu’il rugisse.

Et ensuite, qu’il bondisse.

Mais rien. Jusqu’à présent.

Le temps sembla se suspendre, mais elle reconnut deux choses.

La première : elle avait été attaquée. Mordue par un ours aux yeux fous. Des yeux qui brûlaient d’une faim qu’elle n’avait jamais connue.

Deux : cet ours n’était pas son agresseur.

Aussi terrifiant qu’il pût être, de si près, ce n’était pas l’ours qui avait enfoncé ses dents dans la peau autour de sa clavicule et qui avait ensuite essayé de faire pire.

Alors, qui, exactement, était cet ours ?

Tous ces souvenirs, sur elle-même, sa famille, un ours, étaient épuisants.

Taylee pouvait sentir son énergie s’échapper, alors que l’ours et elle tenaient leur éternel regard fixe. Les objets vacillaient : l’ours, les arbres, l’étendue d’un noir d’encre qu’était le ciel.

Un instant plus tard, un nuage se forma dans son cerveau, et elle se laissa glisser dessous.

TAVIS

Son odeur était à la fois familière et inconnue.

Comment ça marchait ?

Il essayait d’identifier le mélange précis d’odeurs, comme un humain essaierait de détecter les arômes d’un bon Cabernet. Et pour la première fois depuis aussi longtemps qu’il pouvait se le rappeler, il échouait.

En fait, il pouvait dire qu’il passait un moment très difficile.

Il sourit. Enfin, son sourire d’humain ; les ours ne pouvaient pas vraiment faire ça, mais il appréciait son propre sens de l’humour sous toutes ses formes.

Mais plus il s’approchait de la jeune fille blessée, plus il comprenait que ce n’était pas drôle.

Il vit la façon dont son pied était coincé sous son membre tordu, la façon dont elle essaya de se couvrir malgré ses tremblements. Comment le coton fin collait à ses hanches.

Il se leva sur ses pattes arrières pour une inspection plus approfondie de son état, mais elle se retourna et leurs regards se croisèrent « Es-tu fou ? » Il pouvait déjà entendre Ervin siffler.

Ne jamais laisser cela se produire, ne jamais établir de contact visuel, jamais ! Et il reconnut une peur plus palpable que tout ce qu’il n’avait jamais rencontré chez un être humain.

Un ours ou un loup malveillant avait exploité cette peur, utilisé la force brute pour la faire taire.

Il avait vu ses congénères ours et loups se soumettre à cette tactique à maintes reprises, lorsque leurs pulsions animales prenaient le dessus.

Alors qu’en ce qui le concernait, son seul besoin, à sa grande surprise, était de prendre soin d’elle.

Évidemment, elle ne pouvait pas comprendre son désir. Pas à la vue de ses yeux, ronds d’effroi, brillants comme des pièces de monnaie.

Elle ne cria pas, mais c’était seulement par épuisement, à cause d’une voix sèche.

Avant qu’il pût agir, elle s’évanouit rapidement. C’était probablement pour le mieux. Elle avait besoin de guérir, et il devait l’emmener dans un endroit qui le lui permettrait.

Il se mit à quatre pattes et s’approcha d’elle, en prenant soin de ne pas poser ses pattes là où l’une de ses griffes pourrait la blesser. Il pouvait voir la marque sur sa clavicule. Elle avait déjà été blessée.

Il caressa soigneusement son épaule. Même avec du sang sur sa peau, elle était douce. Et il pouvait encore distinguer la forme en amande de ses yeux, le balayage de ses courts cheveux noirs sur sa joue, et la frange de son front.

Il était temps de bouger.

Il la hissa sur son dos et sortit par un chemin différent de celui qui l’avait amené ici. Pas la peine de risquer d’être repéré.

***

Tavis se demandait de quoi il devait avoir l’air, essayant de porter une fille inconsciente et ensanglantée dans son appartement. De quoi pourrait-on l’accuser ?

Il était plus facile de tenir le poids mou d’un corps sous sa forme d’ours. Mais il se dissimula à l’orée de la forêt, juste avant de traverser la route. Derrière un buisson, hors du champ de vision des passants.

Il est vrai qu’à cette heure-là, les passants auraient pu croire qu’ils voyaient des choses, ou qu’ils avaient trop bu.

Mais il n’était pas prêt à prendre le risque.

Dieu merci, l’aube était encore loin.

Il vivait seul. Même Ervin vivait avec sa petite amie maintenant, mais Tavis avait toujours été un solitaire.

Les gars le critiquaient pour ça.

Bien sûr, il ramenait une fille à la maison de temps en temps, mais rien de bien sérieux n’en résultait.

Il n’avait jamais ramené une fille à la maison dans ces circonstances.

Il l’étala sur le plancher en bois à côté de la console de télévision et mit un oreiller sous ses pieds. Puis, un autre oreiller, pour faire bonne mesure.

S’il se souvenait de quelque chose sur la réanimation, c’était que les pieds des gens devaient être surélevés.

Il vérifia son pouls constamment, de façon presque obsessionnelle. Sur son poignet, sur son cou.

Il apporta un bol d’eau tiède à côté d’elle, saupoudré d’une pincée de sel, et utilisa un chiffon pour tamponner le sang qui recouvrait la majeure partie de son corps. Il essaya de frotter doucement.

Bien sûr, il était plus facile d’être doux sous forme humaine.

Sous le sang, il découvrit que sa peau était d’une belle couleur. Comme une olive. Elle avait un éclat doré.

Il éloigna délicatement les cheveux de son visage et frotta le rouge en douceur.

Pendant qu’il faisait ça, il se rendit compte que le chiffon était devenu rugueux et ensanglanté. Alors, il le jeta de côté, enleva sa chemise et utilisa l’ourlet.

La température de son corps était naturellement élevée.

Il n’était pas le type le plus musclé du monde, un peu maigre, selon Ervin, qui était un vrai fou d’haltères, mais cela ne l’avait jamais gêné.

Et il était généralement seul, donc il ne voyait pas le problème.

Même en touchant la peau de cette fille, qui semblait avoir été exposée à des températures inférieures à zéro pendant des heures, il n’eut pas froid.

Au contraire, cela le réchauffa.

Après avoir terminé son visage, il inclina sa tête vers la gauche, dans sa direction. Il avait lu une fois que pencher la tête d’une personne inconsciente pouvait la ranimer.

Peut-être pas. Mais peut-être.

Le ciel s’éclaircissait à travers la longue fenêtre étroite. Il était plus facile de voir la jeune femme maintenant.

En dehors du sang, elle avait quelques coupures et contusions, dont une vilaine éraflure au genou due à une chute.

Sur ses seins, il utilisa le toucher le plus léger. Heureusement, sa peau n’était pas déchirée à cet endroit ; elle était surtout ensanglantée.

Il se dit qu’il ne savait pas d’où venait tout ce sang, ni même si c’était le sien. Mais il ne voulait pas y penser pour l’instant.

Quand il atteint la partie inférieure de son corps, il ne fit rien avec les sous-vêtements qu’elle portait.

Ce serait la dernière étape.

À la place, il fit une boule avec sa chemise, la plongea dans l’eau salée, souleva sa jambe droite et commença à nettoyer l’intérieur de sa cuisse.

Un mouvement. Un gémissement. Un coup de pied.

« Oh ! » Tavis fit un bond en arrière, laissant tomber sa chemise et atterrissant sur son postérieur avec un bruit sourd.

Elle était trop faible pour bouger de manière plus agressive, mais il était tellement pris au dépourvu qu’il ne put que la regarder tourner la tête de gauche à droite.

« Qu’est-ce que… »

Sa voix était rauque, comme celle d’une grenouille.

« Ne panique pas. » Il tendit les mains, comme s’il craignait qu’elle allât l’attaquer dans l’état où elle se trouvait.

« Où suis-je ? » râla-t-elle. « Qui es-tu ? »

Ouah ! Alerte, ces yeux le firent se redresser.

« Tout va bien. Tu es en sécurité. »

« Tu n’as… » Elle avala, ce qui sembla être très douloureux. « Tu n’as répondu à aucune de mes questions. » Elle essaya de se redresser sur les coudes.

« Ne le fais pas, » lui conseilla-t-il, en la forçant à descendre. « Tu es très faible. »

« Réponds-moi. »

« Je m’appelle Tavis. » Il s’assit en croisant les jambes. « Tavis Orson. Je t’ai trouvé dans les bois et je t’ai ramené chez moi. Il n’y a que moi ici. Tout va bien. »

Il n’était pas vraiment sûr de cette dernière partie, mais il devait l’encourager.

« On est près d’Olympia ? »

« Olympia ? » Elle est de… oh, mince. Pouvait-elle vraiment être de… « On est dans l’Oregon. Pas trop loin de la frontière de Washington. Je te ramènerai chez toi, je te le promets, dès que tu seras guérie. »

« Je veux rentrer à la maison maintenant. »

Pour être si dépourvue de force, elle était vraiment insistante. « Oh, non. Tu n’es pas en état. Ai-je mentionné que tu t’es évanouie ? »

« Eh bien, bien sûr que je me suis évanouie, génie. Sinon, je me serais souvenue de t’avoir rencontré et être venue ici. »

« Évidemment. » Il fit un geste vers ses pieds « Couverte du sang de quelqu’un. »

Elle baissa les yeux. Elle remonta ses genoux, plantant ses pieds sur le sol. Ils semblèrent prendre conscience simultanément qu’elle était pratiquement nue.

« Désolé. » Tavis rougit et se retourna. « J’essayais de te nettoyer. J’ai une couverture, juste là. »

Il tira une couverture du canapé et la déposa sur elle. « Je dois finir, cependant. »

Elle gémit et laissa tomber la tête, avant de se redresser. « Ça veut dire que tu as touché mes seins ? »

Il aurait aimé arrêter de rougir. « J’étais très respectueux. Je suis un féministe. »

« C'est ça. » Elle détourna la tête et pencha un peu le cou, pour ensuite jurer dans son souffle et reprendre sa position prostrée.

Il tint la plante de son pied et souleva sa jambe, elle couina. « Désolé, désolé. » Il le reposa et fit courir la chemise le long du contour extérieur de son mollet. « Je sais ce que je fais. »

« Pas si tu me fais mal, tu ne le sais pas. »

« Écoute, tu aurais préféré que je te laisse mourir là ? »  Il leva les yeux au ciel. Elle garda la tête sur le sol, face au plafond, mais il vit la froideur de ses yeux et se détesta. Il savait qu’il avait fait une erreur. « Je ne voulais pas… »

« Merci. »

Il fit une pause. « Quoi ? »

« Merci de m’avoir sauvé la vie. » Sa voix avait un côté dur, mais elle n’était pas ironique. « Fais ce que tu dois faire. Je te le dois bien. »

Cette dernière phrase était lourde dans ses tympans. Je te le dois bien.

« Tu… ce n’est pas ce que je veux dire. » Il continua son nettoyage, en passant à l’autre jambe. « Tu ne me dois rien. Mais tu pourrais me dire ton nom. »

« Taylee. »

« Tu as… un nom de famille ? »

« Tu travailles pour le FBI ? »

« Bien, bien. » À sa surprise, il s’esclaffa. « Et tu vis à Olympia. Comment as-tu atterri ici ? »

« Je ne sais pas. La dernière chose dont je me souvienne, c’est d’un ours. Un gros ours noir. »

Oh. Elle se souvenait de lui.

« C’était effrayant. »

« Il l’était ? »

Elle tourna la tête vers lui. « Comment sais-tu que c’était un homme ? »

« Eh bien… » Il hocha la tête, étrangement gêné. « Pour être honnête, l’ours, c’était moi. »

 

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