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La princesse disparue

Everly a vécu dans la peur toute sa vie, mais les choses empirent lorsque sa tante abusive la vend comme esclave. Forcée de subsister dans un monde minable de monstres assoiffés de son sang virginal, Everly se sent désespérée, jusqu’à ce qu’elle parvienne à s’échapper et à rejoindre la meute de la Lune Rouge. Là, elle se retrouve face à face avec le séduisant Alpha Logan, le partenaire qui lui est destiné. Mais ses anciens maîtres retrouvent sa trace. Sa nouvelle meute sera-t-elle capable de les vaincre ?

 

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1

Résumé

Everly a vécu dans la peur toute sa vie, mais les choses empirent lorsque sa tante abusive la vend comme esclave. Forcée de subsister dans un monde minable de monstres assoiffés de son sang virginal, Everly se sent désespérée, jusqu’à ce qu’elle parvienne à s’échapper et à rejoindre la meute de la Lune Rouge. Là, elle se retrouve face à face avec le séduisant Alpha Logan, le partenaire qui lui est destiné. Mais ses anciens maîtres retrouvent sa trace. Sa nouvelle meute sera-t-elle capable de les vaincre ?

Âge minimum : 18+

Auteure : Holly Prange

Note : Cette histoire est la version originale de l’auteur et n’a pas de son.

Everly

« Everly ! Lève ton cul de paresseuse ! J’ai faim ! » La voix forte et odieuse de ma tante monte les escaliers.

Je laisse échapper un gémissement fatigué en rejetant la fine couverture qui me démange avant de me dépêcher de m’habiller.

J’enfile rapidement la robe marron délavée qui est pliée sur la chaise située dans le coin.

C’est l’une des trois tenues que je possède et qui m’ont été données par ma tante Lutessa.

Elle reçoit un paiement mensuel provenant des comptes que mes parents m’ont laissés. L’argent est censé être utilisé pour m’acheter les choses dont j’ai besoin.

Cependant, elle affirme que cela suffit uniquement pour la nourriture ainsi que pour les factures d’eau et d’électricité, et également un toit sur nos têtes.

Toutefois, je sais qu’elle ment. Chaque fois qu’elle est payée, elle revient avec des sacs de nouveaux vêtements et des bijoux pour elle.

Je me regarde dans le miroir fissuré qui se trouve contre le mur et je pousse un soupir avant de faire une queue de cheval avec mes longs cheveux noirs.

Je me dépêche de descendre les marches et d’entrer dans la cuisine, où je trouve ma tante assise à la table sur son téléphone portable.

Je ne suis pas sûre de ce qu’elle est en train de faire, mais je suis sûre que ce n’est rien d’important.

D’après ce que je vois, elle fait défiler la page de l’un de ses réseaux sociaux.

« Il était temps, sale gosse inutile et ingrate », remarque-t-elle en me voyant entrer dans la pièce.

« Je suis désolée, tante Tessa. J’ai trop dormi », murmuré-je en baissant la tête en signe de soumission. Je fais de mon mieux pour ne pas éveiller son mauvais côté, ou devrais-je dire son côté encore plus mauvais.

« Je ne veux pas d’excuses, petite salope ! Fais-moi juste un putain de petit-déjeuner pour que je puisse aller travailler ! Certains d’entre nous ont besoin de gagner leur vie ! »

« Oui, madame. Désolée, madame », répondis-je rapidement en commençant à sortir des ingrédients du réfrigérateur.

J’apporte tout sur la cuisinière et je commence à lui faire une omelette au jambon et au fromage avec des tomates et des épinards.

Mon estomac grogne et j’ai l’eau à la bouche de regarder la nourriture cuire sur les plaques de cuisson. J’aimerais pouvoir en manger un peu.

Ma tante ne me permet de manger que ce qui reste dans son assiette, et c’est en général pas grand-chose. Je fais de mon mieux pour manger en cachette ce que je peux, mais je dois faire attention et rester sur mes gardes.

Une fois, elle m’a surprise en train de manger ses restes dans le réfrigérateur, et j’ai reçu une raclée. J’étais endolorie et je pouvais à peine bouger les jours suivants.

Je déteste ma vie à présent. J’en avais une super. Mes parents étaient incroyables et aimants.

Ils me faisaient toujours rire et me disaient à quel point ils m’aimaient. Ils me réconfortaient et me prenaient dans leurs bras à chaque fois que j’étais blessée ou triste.

Nous étions si proches. Puis, il y a six ans, ils ont eu un accident de voiture qui les a tués tous les deux.

Je devais être avec eux, mais je suis finalement restée chez un ami ce soir-là. Maintenant, chaque jour, je regrette de ne pas être avec eux. Ils me manquent.

Mon ancienne vie me manque. Ma grande et belle maison me manque, avec le grand jardin à l’arrière où j’avais l’habitude de jouer. À l’époque, j’avais des amis, des parents ; j’étais heureuse.

« Arrête de rêvasser, grosse vache ! » hurle tante Tessa, me tirant de mes pensées.

Je mets l’omelette dans une assiette et la lui apporte avant de lui verser une tasse de café avec la crème de son choix et un peu de lait.

Je commence à m’éloigner pour commencer le reste de mes corvées de la journée quand elle m’arrête.

« J’ai un invité ce soir. La maison a intérêt à être impeccable. Et pendant qu’il est là, tu ferais mieux de ne pas quitter ta chambre. Ne fais même pas un bruit », ordonne-t-elle en pointant son doigt menaçant dans ma direction.

Je hoche rapidement la tête avant de partir précipitamment.

Elle reçoit fréquemment des hommes différents qui l’emmènent dîner ; ils reviennent souvent et se dirigent vers sa chambre.

Pendant ce temps, je fais comme si je n’existais pas dans ma soi-disant chambre, qui est en fait le petit grenier au-dessus du salon.

Le reste de la journée est consacré au nettoyage : je fais la poussière, je balaie, je passe la serpillère, je fais la vaisselle et la lessive, je nettoie les toilettes et tout le reste.

Je n’ai pas besoin de donner à ma tante une autre raison pour me battre. Je finis juste quand j’entends la sonnette de la porte.

Surprise, je regarde la porte d’entrée, me demandant si je dois l’ouvrir ou non.

En général, elle ne veut pas que ses « invités » sachent que je suis là, mais je suis sûre qu’elle serait furieuse contre moi s’ils partaient parce que je ne les ai pas laissés entrer.

Je reste là un moment avant de lâcher un soupir et de me diriger vers la porte.

Je l’ouvre et trouve un homme debout devant moi, avec une barbichette et une moustache foncées.

Il a le front dégarni, et il ne fait que quelques centimètres de plus que moi.

Ses yeux bruns se concentrent rapidement sur moi alors qu’ils ratissent mon corps, me donnant la nausée.

Le coin de sa fine bouche affiche un sourire suffisant, et mon corps se crispe instantanément.

Je ne me sens pas à l’aise avec la façon dont ce type me regarde, et maintenant je regrette d’avoir ouvert la porte.

Je la ferme légèrement pour être prête à la lui claquer au visage si nécessaire.

En me redressant de toute ma hauteur et en faisant preuve d’autant d’assurance que possible, je demande : « Puis-je vous aider ? ».

« Je suis ici pour Lutessa. Je ne savais pas qu’elle avait une bonne… », commence-t-il en s’approchant d’un pas. Je lutte contre l’envie de reculer.

« Elle n’est pas encore rentrée », réponds-je avant de faire une pause, incertaine de ce que je dois dire d’autre. Devrais-je lui demander de laisser un message ? Ou de revenir ?

Dois-je lui offrir quelque chose à boire ? Dois-je le laisser patienter dans le salon ?

Je n’aime pas l’idée d’être seule avec lui, mais je ne suis pas sûre de ce que Lutessa fera si je le renvoie.

« C’est bon. Je vais attendre », fait remarquer l’homme en se frayant un chemin dans la pièce principale, ce qui me fait trébucher en arrière.

Il m’attrape par la taille et me serre contre lui, me faisant grimacer à l’odeur de mégots de cigarettes.

Il s’accroche plus longtemps que nécessaire, et je me défais rapidement de son emprise et m’éloigne.

« O-Ok, vous pouvez j-juste attendre ici, alors », bégaie-je alors que mes nerfs commencent à prendre le dessus.

Il me sourit d’un air narquois, semblant apprécier le fait de me rendre nerveuse.

Il s’avance vers moi alors que je continue à reculer jusqu’à ce que je me heurte au mur.

Ses mains remontent de part et d’autre de moi, m’encerclant tandis qu’il se penche vers moi et me parle doucement à l’oreille.

« Je peux imaginer quelques façons de passer le temps… », commence-t-il alors que sa main commence à remonter le long de ma cuisse et sous l’ourlet de ma robe.

Je saisis son poignet, stoppant sa progression, et ses yeux rencontrent les miens.

« Arrêtez », réponds-je avec force.

« Arrête de faire ton allumeuse », déclare-t-il avant de retirer brusquement sa main.

« Je ne le suis pas. Je ne suis juste pas intéressée », commencé-je avant de prendre une profonde inspiration afin de retrouver mon calme.

« Lutessa va bientôt rentrer, et vous pouvez attendre sur le canapé », lui dis-je sévèrement avant de me retourner.

Il attrape mon poignet et me tire vers lui, et je le frappe instinctivement avec mon autre main.

Une grande claque résonne dans la petite maison, suivie d’un moment de silence tendu.

Mes yeux s’écarquillent alors que son visage devient sérieux et qu’il se tourne vers moi pour me lancer un regard noir. « Espèce de petite salope ! » Il recommence à avancer vers moi, et je me retourne pour courir.

Il me tire la tête en arrière et m’attrape par les cheveux. Je laisse échapper un gémissement avant qu’il ne me plaque contre le mur.

De petites taches sombres dansent devant mes yeux alors que je tombe à genoux.

Je tends les mains à l’aveuglette pour essayer de me relever, mais son poing me frappe au visage et je tombe en arrière.

Je laisse échapper un gémissement en me tordant de douleur sur le sol. « S’il vous plaît ! » le supplié-je. « Stop ! »

Il ne m’écoute pas, me fait rouler sur le dos et grimpe sur moi pour se mettre à cheval sur mes hanches.

« Oh, ferme-la, petite pute. Donne-moi juste ce que je veux », exige-t-il avant de saisir le col de ma robe et de déchirer le devant, exposant le soutien-gorge uni que je porte en dessous.

Mes mains se tendent devant moi pour essayer de le repousser.

Il se débat pour m’attraper les poignets, et je parviens finalement à mettre la main sur un lourd cendrier en céramique posé sur la table de l’entrée.

Je le lui écrase sur la tête et il tombe devant moi.

Je me relève rapidement pour m’enfuir, mais sa main se jette sur moi et m’attrape par la cheville, me faisant tomber sur le visage.

À ce moment-là, j’entends le bruit que fait la porte d’entrée lorsqu’on tourne la poignée et qu’on l’ouvre. Tante Tessa entre et se fige immédiatement en nous voyant.

« Qu’est-ce qui se passe ici ? ! », crie-t-elle en marchant vers nous tandis que l’homme s’efforce de se relever.

Alors que je me bats pour me remettre debout, ma tante me tire par le bras.

« Tu fais des avances à Dean, espèce de traînée sans valeur ?! » hurle-t-elle en me secouant brutalement.

« N-NON ! Il a essayé de me violer ! »

« Menteuse ! » hurle-t-elle en me secouant à nouveau.

« Quel homme s’en prendrait à une grosse pute sans intérêt comme toi ? ! Tu n’es rien ! Et il est temps que tu l’apprennes ! »

Elle me relève en face d’elle avant de me frapper au visage.

La douleur cinglante est instantanée, ma main se précipite pour couvrir ma joue alors que mes yeux se remplissent de larmes.

Son visage se calme légèrement avant qu’elle ne se tourne vers l’ordure qui reste là à contempler la scène.

« Dean, attends-moi dans la voiture. Je dois donner une leçon à cette salope avant notre rendez-vous. J’arrive tout de suite. »

Il me lance un regard furieux et hoche la tête avant de sortir.

J’essuie mes joues mouillées quand j’entends la porte se fermer et ma tante aller dans le placard à manteaux afin de revenir avec une ceinture.

« S’il te plaît, tante Tessa », la supplié-je. « Je ne mens pas ! Il est entré de force. Il m’a frappée… »

« Pourquoi tu me gâches toujours la vie ? », hurle-t-elle en me frappant avec la ceinture tel un fouet.

Je lève instinctivement les bras devant moi pour me protéger. La ceinture lacère mes avant-bras.

Elle m’attrape et me jette sur le sol, et j’atterris sur le ventre avant qu’elle ne me frappe à nouveau avec la ceinture.

Elle me frappe encore et encore alors que je me recroqueville sur le sol, faisant de mon mieux pour protéger ma tête et mon cou contre son assaut.

Une fois fatiguée, elle laisse tomber la ceinture sur le sol et se penche sur moi.

« Quand je reviens, ce bordel a intérêt à être nettoyé ! Tu m’entends, espèce de salope paresseuse ? ! »

Je me mets à sangloter, ne parvenant qu’à lui faire un léger signe de tête.

Elle tourne les talons et me laisse gisant sur le sol, le corps couvert d’ecchymoses et de coupures.

Je reste là alors que mon corps est tourmenté par mes cris déchirants. Mon corps tout entier est glissant et collant à cause du sang.

Ça me fait mal de bouger, mais je ne veux pas être à nouveau battue.

Après ce qui me semble être une éternité, je parviens à me lever et à nettoyer tout ce désordre avant de me glisser dans la douche pour me nettoyer.

Je finis par m’effondrer dans mon lit, qui n’est qu’un vieux matelas sale posé sur le sol. Je me mets en boule et tire sur cette couverture qui me démange.

Tous mes mouvements sont lents et douloureux, et si ce n’était pas à cause de l’épuisement pur que je ressens, je ne suis pas sûre de pouvoir m’endormir.

Heureusement pour moi, je suis trop fatiguée, et l’obscurité m’emporte rapidement. Je ne sais pas combien de temps je me suis endormie avant que la voix de ma tante n’envahisse la pièce.

« Lève-toi, Everly ! Habille-toi ! Il faut qu’on y aille ! » ordonne-t-elle.

Mes yeux s’ouvrent et je regarde autour de moi, confuse. Il fait toujours noir dehors.

« Qu’est-ce qui se passe ? Où allons-nous ? » lui demandé-je en dormant, essayant toujours de donner un sens à ce qui se passe.

« Dépêche-toi de faire ce que je dis, sale gosse sans intérêt ! » répond-elle avant de claquer la porte et de redescendre.

Mon corps hurle alors que je me force à me lever et à enfiler une robe blanche miteuse.

J’enfile mes chaussures et descends, où je retrouve Tante Tessa qui attend près de la porte avec son manteau.

Son pied tape sur le sol avec impatience, et elle lève les yeux vers moi alors que je commence à descendre les escaliers du grenier.

« Il est grand temps ! Dépêche-toi ! On n’a pas toute la nuit ! »

Elle ouvre la porte d’entrée et fait signe vers sa voiture qui est garée devant. « Tante Lu »

« Tais-toi ! Allez, viens ! Monte ! » Je secoue la tête et m’installe sur le siège passager avant de boucler ma ceinture.

J’appuie mon front contre la vitre alors que ma tante s’approche et s’installe sur le siège conducteur.

La vitre froide est agréable sur ma peau. Je ferme les yeux, en prenant une profonde inspiration.

Nous roulons pendant un moment, et à un moment donné, je me rendors.

Quand je me réveille, je n’ai aucune idée de l’endroit où nous sommes, mais je constate que cela fait trois heures que nous avons quitté la maison. Où m’emmène-t-elle ? Que se passe-t-il ?

Je commence à être nerveuse. Je m’assois de manière plus droite et commence à regarder autour de moi, essayant de déterminer s’il y a des signes ou des points de repère que je reconnais.

Rapidement, nous entrons dans une grande ville, et elle serpente entre les voies.

Mon anxiété continue de croître alors que j’essaie de savoir où nous allons. À chaque fois, elle me dit de me taire ou de la laisser tranquille.

J’ai l’estomac retourné en regardant les bâtiments autour de nous. Ils semblent devenir de plus en plus délabrés au fur et à mesure que nous avançons.

Finalement, nous nous arrêtons devant un bâtiment en briques ressemblant à un entrepôt, avec une porte noire et solide. Ma tante me traîne jusqu’à elle et sonne à la porte.

Un homme de grande taille, vêtu d’un T-shirt noir moulant et d’un jean, répond en croisant les bras sur sa poitrine. « Indiquez votre nom et votre activité », dit-il d’un ton bourru.

« Lutessa Andrews. J’ai un rendez-vous avec Lord Vlad Lacroix, » dit-elle en gardant une prise ferme sur mon bras.

Le garde acquiesce et recule, nous laissant passer, avant de nous conduire dans un couloir sombre.

Cela ressemble à n’importe quel vieil entrepôt, sauf pour tous ces sons que je peux entendre des pièces que je ne peux pas voir.

Une musique forte retentit à travers les murs, comme s’il y avait une discothèque de l’autre côté.

Alors que nous continuons à marcher, je peux entendre des gémissements et des cris provenant de différentes pièces. À chaque pas, ce sentiment d’effroi grandit en moi. Où sommes-nous, bon sang ?

Nous sommes conduites à travers un ensemble de portes doubles, et soudainement l’espace est transformé avec un tapis épais et luxueux d’un rouge profond, et des murs blancs et noirs.

Une fois que nous avons atteint une porte au bout du couloir, l’homme frappe dessus, et une voix de l’intérieur s’écrie, « Entrez ».

Le garde ouvre la porte et nous fait signe d’entrer avant de la refermer derrière nous.

Un autre homme est assis à un bureau massif en acajou dans un fauteuil à haut dossier.

Sa peau est d’une pâleur mortelle et ses cheveux noirs sont gominés. Il est séduisant avec sa grande taille, sa maigreur et ses yeux gris, mais il est aussi très… étrange.

Les coins de sa bouche se tordent en un sourire diabolique lorsque nous entrons, et il se lève de son bureau et vient à notre rencontre.

Ma tante me pousse en avant, et l’homme commence à tourner autour de moi tandis que ses yeux parcourent chaque centimètre de mon corps.

« Alors, c’est la fille ? » demande-t-il doucement. Je me demande si c’est une question rhétorique.

« Oui. C’est celle dont je vous ai parlé », répond-elle.

Il acquiesce en revenant devant moi.

« Bien. Elle fera l’affaire. » Il se tourne et se dirige vers son bureau en prenant un petit sac brun et l’apporte à ma tante, le déposant dans sa main.

« Et votre paiement. Comme convenu. »

« Merci, monsieur », répond tante Tessa.

Je me tourne vers elle avec confusion. « Un paiement pour quoi ? »

« Il te le dira. Tu n’es plus mon problème désormais. » Immédiatement après, ma tante se retourne et s’éloigne de moi, me laissant seule dans cette pièce avec cet homme étrange.

Je le regarde, attendant une explication.

« N’est-ce pas évident, ma chère ? » demande-t-il d’un ton moqueur. Mes sourcils se froncent alors que j’essaie de tout reconstituer, mais je ne suis pas sûre.

Si je ne la connaissais pas mieux, il me semblerait que ma tante m’ait vendu à cet homme. Mais ça ne peut pas être vrai. Est-ce possible ?

L’homme sourit. « Très bien, ma petite. Tu aurais raison. » Mes yeux s’écarquillent alors que mon attention se tourne à nouveau vers cet homme. Je n’ai pas dit ça à voix haute.

Est-ce qu’il vient de lire dans mes pensées ? « Encore vrai », dit-il avec un sourire diabolique.

« M-Mais c-comment ? Pourquoi ? C’est illégal ! C’est… » commencé-je, essayant de donner un sens à tout ça.

« Les lois qui régissent les humains ne me concernent pas », me fait-il remarquer en affichant un sourire mauvais sur son visage et me montrant ses deux crocs acérés.

Ses yeux deviennent rouge cramoisi, et un cri de surprise s’échappe de mes lèvres avant que tout ne devienne noir.

 

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2

EVERLY

SEPT ANS PLUS TARD

« Applaudissez Ruby Red, tout le monde ! », lance le présentateur, provoquant des acclamations, des applaudissements et des sifflements dans la salle alors que je me dépêche de quitter la scène.

J’enfile rapidement ma robe de chambre en soie et la noue en me précipitant vers le vestiaire où les autres filles se préparent pour leur propre show.

J’atteins ma coiffeuse et je suis à peine assise que Maîtresse Victoria Dupont entre.

« Scarlet Kiss, tu es la suivante. Sois prête dans cinq minutes », commence-t-elle en s’adressant à la fille assise à la coiffeuse juste derrière moi.

Puis elle se tourne vers moi. « Ruby Red, des clients t’attendent dans la salle D de la Banque du Sang. »

Je grimace intérieurement en essayant de garder un visage indifférent et en lui faisant un signe de tête sec avant de me tourner vers la porte de sortie qui mène à un autre couloir. Je déteste ma vie.

J’ai passé des années à être maltraitée et abusée par ma détestable tante, et maintenant je suis l’esclave du plus féroce des maîtres vampires.

Il dirige un réseau clandestin où son établissement, la Banque du Sang, répond à tous les types de besoins et de fétiches.

L’aspect principal de son activité, cependant, est le trafic illégal d’êtres humains qui a lieu. Aucun des « artistes » n’est ici par choix.

Nous sommes tous des victimes d’enlèvement ou de trafic. Il y a ici des femmes et des hommes de tous types et de tous âges, et nous offrons un certain nombre de services.

L’immeuble abrite un club de strip-tease dans lequel je suis souvent obligée de me produire. Il y a aussi un club BDSM, un bordel, et la Banque du Sang.

Heureusement, je n’ai jamais été forcée à travailler dans un bordel. Maître Lacroix a des ordres stricts pour que je reste vierge.

Seuls quelques-unes d’entre nous ont ce luxe.

Nous sommes celles qui étaient vierges quand nous avons été achetées ou volées. Nous avons excellé dans notre formation et sommes les préférées de ses clients.

Nous sommes considérées comme les plus belles des filles de sa « collection ». Le problème, c’est qu’il veut que notre pureté reste intacte.

C’est parce que les vierges rapportent le plus d’argent aux enchères.

Au moment où il estime que nous atteignons la fin de notre popularité auprès de ses clients, notre virginité sera vendue au plus offrant.

Pour ma part, j’espère trouver un moyen de m’échapper avant, mais je suis sûre que mon heure viendra bientôt.

J’ai vingt-trois ans maintenant, donc au mieux j’ai encore quelques années avant de devoir m’en inquiéter.

Malheureusement, la plupart des filles sont vendues avant l’âge de vingt ans.

La seule raison pour laquelle j’ai pu me protéger aussi longtemps est le fait qu’il se fait beaucoup d’argent sur mon dos.

J’ai essayé pendant des années de m’échapper de cet enfer, mais je me suis toujours fait prendre. Les occasions de m’enfuir ont toujours été rares et espacées dans le temps.

Le pire, c’est que les vampires peuvent lire dans les pensées, donc je devais être très prudente avec eux.

De plus, s’ils ont votre sang dans leur organisme après s’être nourris de vous, vous n’avez même pas besoin d’être près d’eux.

Il n’y a qu’une seule fois où j’ai réussi à sortir de l’enceinte de ce bâtiment, et on m’a retrouvée à deux villes d’ici parce que Maître Lacroix avait bu mon sang.

Il pouvait voir tout ce que je voyais et a été capable de me trouver facilement.

Chaque fois que je me faisais prendre à essayer de m’échapper, je recevais de sévères raclées. Peu importe s’ils vous laissent aux portes de la mort.

Si vous en arrivez là, ils vous donnent simplement un petit verre de leur sang, qui contient des pouvoirs de guérison.

Ils donnent une quantité si infime que vous ne guérirez pas complètement, mais cela vous gardera en vie.

Puis on vous laisse dans votre cage pour guérir de façon lente et douloureuse. Vous n’avez même pas droit à une seconde de repos après les coups.

Et si tu n’es pas capable de faire le show, alors tu n’es pas nourri. Au moins, ils me nourrissent mieux que ma tante ne l’a jamais fait.

Ils nous font tous suivre des régimes stricts et nous font également faire de l’exercice pour nous garder en bonne santé. Le sang sain a meilleur goût, paraît-il.

Enfin, j’arrive à la salle D et je prends une profonde inspiration en revêtant mon personnage de Ruby Red.

Le seul moyen que j’ai trouvé pour traverser ce cauchemar est de me cloisonner.

Ma capacité à faire le show et à faire semblant sont les raisons pour lesquelles tant de clients me demandent.

C’est ce qui m’a empêché de perdre ma virginité avec n’importe lequel des bâtards répugnants qui viennent ici.

J’ouvre la porte de la pièce sombre avec le grand canapé rouge rembourré en forme de demi-cercle.

La pièce est ronde avec un grand miroir au plafond et une barre de pole-dance sur une petite scène ronde de l’autre côté du canapé.

Deux hommes sont assis sur le canapé et me dévorent des yeux alors que j’entre.

« Bonjour, les garçons », murmuré-je de manière séduisante en faisant glisser légèrement un doigt le long de mon corps pour libérer ma robe. « Qu’est-ce que ce sera aujourd’hui ? »

L’étoffe de soie glisse sur mon corps et se dépose autour de mes pieds tandis que l’un des hommes me caresse à l’intérieur des pieds.

« Après ta performance, on savait qu’on voulait te goûter. Viens. Assieds-toi », insiste celui de droite. Les deux hommes sont grands et minces.

Leurs crocs sont déjà visibles alors qu’ils me regardent et se lèchent les lèvres.

Celui qui a parlé a des cheveux blonds et des yeux bleus, tandis que l’autre a des cheveux bruns tirés en queue de cheval et des yeux bruns.

« Tu étais tout simplement délicieuse », déclare celui de gauche. Je vais m’asseoir entre eux deux et ajuste mes cheveux en offrant mon cou au brun.

Il se rapproche de moi, son bras s’enroule autour de moi et il me caresse la poitrine.

Je sens son nez effleurer légèrement mon cou alors qu’il sent mon odeur juste avant que ses crocs ne s’enfoncent dans ma chair.

Le blond s’agenouille devant moi et ramène ma jambe gauche autour de ses épaules.

Il donne à ma cuisse quelques doux baisers avant que ses dents ne percent mon artère fémorale.

Les vampires sont connus pour être des créatures très sexuelles. Bien qu’ils aient besoin de sang pour survivre, ils aiment souvent mêler leur alimentation au plaisir.

Pendant qu’ils boivent mon sang, leurs mains me tripotent et me caressent. Ces deux-là ont l’air plutôt sympas par rapport à la plupart des vampires qui viennent ici.

Ils savent tous que nous ne sommes pas ici par choix. Les vampires ont généralement peu de considération pour la vie humaine, ils nous considèrent comme inférieurs à eux.

Au cours de mes années dans cet établissement, j’ai rencontré beaucoup de vampires cruels et sans pitié. Cependant, j’en ai connu quelques-uns de bien.

Dans mes jeunes années, j’ai même craqué pour un. Il s’appelait Phillipe. Il était très beau et très gentil.

Il était toujours doux avec moi et me parlait afin d’essayer de me connaître.

Il me disait même qu’un jour, il espérait m’emmener loin de cet endroit horrible. Que je méritais d’être chérie, et non pas utilisée ni maltraitée.

Un soir, il a payé pour passer du temps avec moi, et les choses se sont rapidement réchauffées. Quand il m’a demandé ma virginité, j’ai accepté.

Je ne voulais pas la perdre pour n’importe qui. Je ne voulais pas que ma première fois soit celle où je me ferais violer par celui à qui on me vendrait ensuite.

Je voulais que ce soit mon choix. Je voulais être celle qui contrôle et qui prend la décision.

Malheureusement, Maître Lacroix a compris ce qui se passait et a fait irruption. Il a planté un pieu dans le cœur de Phillipe juste devant moi.

Il me regardait fixement, comme s’il me disait en silence que la mort de Phillipe était de ma faute. J’ai pleuré jusqu’à m’endormir cette nuit-là.

C’est à ce moment-là que j’ai décidé de ne jamais être moi-même devant les clients.

J’avais besoin de me protéger, et jouer mon autre personnage était le seul moyen auquel je pouvais penser pour survivre à cette épreuve.

À présent, j’étais ce qu’ils voulaient que je sois. Je pouvais être soumise ou fougueuse. Je pouvais être dragueuse et séduisante ou timide et délicate.

J’étais devenue très observatrice, et ma capacité à lire les gens est la raison pour laquelle j’ai pu garder ma virginité aussi longtemps.

Celui qui me suçait le cou passe sa langue sur la blessure avant d’embrasser ma gorge.

Il pince mon téton entre son pouce et son index à travers le tissu transparent de ma lingerie noire et lui donne une légère torsion.

Ils ont beaucoup bu de mon sang, et je me sens étourdie. Les lumières de la pièce clignotent, leur faisant savoir que leur temps est écoulé.

Celui qui est entre mes jambes lèche les marques de morsure fraîches qu’il a laissées, leur permettant de se refermer.

La salive d’un vampire a également un pouvoir de guérison, de sorte qu’une fois qu’il a fini de se nourrir, il peut facilement refermer les blessures qu’il a infligées d’un simple coup de langue.

Ils se lèvent tous les deux et je m’adosse au canapé, fatiguée par la perte de sang.

« Tu étais vraiment délicieuse, chérie », dit l’homme aux yeux bruns en essuyant les coins de sa bouche avec son pouce.

« Oui », approuve le blond. « Je crois que nous devrions venir ici plus souvent. »

Ils remettent leurs vêtements et sortent avant qu’un des gardes n’entre et ne soulève mon corps flasque.

Il me porte en bas des escaliers et me place sur la fine paillasse dans le coin de ma cage.

Heureusement, c’était la fin de ma nuit car il est maintenant près de cinq heures du matin.

Je tire la couverture sur mon corps et me mets en boule pour laisser le sommeil prendre le dessus.

*****

Le lendemain soir, je suis réveillée alors qu’un nouveau groupe d’esclaves descend les marches en pierre et entre dans le sous-sol, où les cellules sont alignées sur les murs.

« Avancez, espèces de bons à rien ! » hurle le garde avant de faire claquer son fouet.

Plusieurs filles crient lorsque le fouet leur pique leurs bras nus alors qu’elles sont conduites plus loin dans la pièce.

Je me lève et me rapproche de la porte de ma cage en les observant.

Mon cœur se brise pour elles alors qu’elles se déplacent toutes avec des larmes coulant sur leurs joues sales.

L’une des plus jeunes filles laisse échapper des sanglots forts et déchirants avant qu’un garde ne s’approche et ne la frappe durement au visage en lui sommant de se taire.

J’ai envie de lui demander d’arrêter, mais je sais que je ne ferais que me faire battre à plate couture. Je vais attendre qu’ils soient partis pour essayer de réconforter ces pauvres jeunes gens.

Les filles sont toutes alignées avant que le reste d’entre nous ne soit libéré de nos cellules.

Je me dirige instantanément vers les nouveaux arrivants et prends quelques mains dans les miennes.

Ils savent que je suis sur le point de leur parler, alors ils se blottissent immédiatement autour de moi pour écouter ce que j’ai à dire.

« Ils nous emmènent au centre d’entraînement maintenant. Faites ce qu’on vous dit et gardez la tête basse. Si vous faites du bon travail et que vous ne leur répondez pas, ils ne vous feront pas de mal. Cet endroit vous donne des repas réguliers et des douches. Faites de votre mieux pour être courageuses et fortes, et vous pouvez toujours venir me voir », leur dis-je en déplaçant mes yeux vers chacune d’entre elles, en établissant un contact pour qu’elles sachent que je leur parle à tous.

Elles hochent toutes la tête en silence tandis que certaines s’essuient les joues pour sécher leurs larmes.

Je me lève et me tourne vers la sortie alors que les gardes ouvrent la porte et commencent à nous conduire vers le gymnase.

Ceux d’entre nous qui ont déjà suivi une formation d’esclave vont travailler à maintenir leur corps en forme.

Les nouvelles recrues vont apprendre des choses bien moins savoureuses. Mon estomac se serre quand je me rappelle mes premières semaines ici.

Je me sentais si honteuse, si sale.

Libérant ces pensées de ma tête, je me dirige vers un tapis de course et m’y installe avant de régler la vitesse.

Après avoir couru huit kilomètres, je fais de la planche, des abdominaux, des squats et quelques autres exercices, en veillant à faire travailler tous mes muscles.

Notre temps touche à sa fin, et je vois que les nouvelles recrues reçoivent l’ordre de nettoyer le gymnase maintenant que nous en avons terminé.

Pour leur formation, elles commencent par le nettoyage et l’obéissance avant de passer au pole-dance, à la soumission, à la fellation et à d’autres aptitudes qui plairont à nos clients.

Je regarde une des jeunes filles qui arrête de frotter le sol et s’appuie sur ses talons.

Elle s’essuie le dos de la main sur la tête, et Maîtresse Dupont la repère instantanément, s’avançant vers elle avec un regard furieux.

« Qu’est-ce que ça veut dire ? ! » hurle-t-elle avant de traîner la jeune fille jusqu’à ses pieds. « J’ai dit que tu pouvais faire une pause ? ! »

« N-Non, M-Madame », bégaie doucement la jeune fille en regardant le sol.

« Alors pourquoi diable n’étais-tu pas en train de frotter ?! »

« Mes bras sont fatigués », explique la jeune fille alors que ses yeux se remplissent de larmes.

« Mes bras sont fatigués », mime méchamment Maîtresse Dupont en retour. « Je ne veux pas d’excuses ! Dix coups de fouet pour ton incompétence ! À genoux ! » exige-t-elle.

Le corps de la jeune fille tremble de manière incontrôlable tandis qu’elle se baisse sur le sol.

Maîtresse Dupont déchire le dos des loques de la jeune fille, révélant son dos nu avant de se tenir derrière elle.

Le fouet s’abat sur la jeune fille dans un grand bruit. Elle laisse immédiatement échapper un gémissement de douleur avant de se mettre à pleurer.

Sans réfléchir, je me dirige vers elle, mon cœur se resserrant dans ma poitrine.

J’aurais dû le savoir. Qu’est-ce que je fais, bon sang ? Je ne sais pas.

Je n’ai jamais pu rester sans rien faire et regarder ces jeunes filles se faire battre comme je l’ai été. Elles ne méritent pas ça. Aucune de nous ne le mérite.

Lorsque le fouet est à nouveau brandi, je me jette rapidement entre celui-ci et la jeune fille.

Mon corps s’enveloppe autour d’elle et je prends une position similaire, la protégeant avec mon corps.

Le fouet frappe mon dos et je serre les dents, sans émettre le moindre son.

« Bouge, Ruby ! » crie la maîtresse, en utilisant mon nom de scène. Ils utilisent très rarement mon vrai nom. Parfois je me demande s’ils s’en souviennent.

« Non, madame », je réponds, figée dans ma position.

« Non ?! » demande-t-elle incrédule. Comme je ne réponds pas ou ne bouge pas, elle prend ça pour une réponse.

« Bien, tu recevras le reste des coups de fouet d’Anna et quinze autres pour ton ingérence », déclare-t-elle.

« Oui, madame », réponds-je avant de serrer les dents et d’inspirer lentement par le nez, me préparant à la douleur.

Le claquement du fouet retentit à nouveau et me brûle le dos. J’endure tout cela et je peux sentir mon sang chaud qui coule dans mon dos.

La salle est plongée dans un silence complet, tout le monde reste immobile, sans bouger ni faire de bruit, en me regardant me faire fouetter.

Après le dernier coup de fouet, tout le monde reste figé un instant, sous le choc.

Soudain, alors que Maîtresse Dupont s’éloigne de nous, les autres filles se précipitent vers moi, ainsi que vers la jeune fille nommée Anna.

Elles nous aident instantanément à nous relever en nous murmurant des mots réconfortants et des encouragements.

Deux des filles, Mina et Callie, s’approchent de chaque côté, chacune enroulant un de mes bras autour de leur cou pour me hisser.

« C’était très courageux », me dit doucement Mina.

« Allons te nettoyer maintenant », ajoute Callie en m’aidant à me diriger vers la sortie.

Toutes les filles se serrent autour d’Anna et de moi alors qu’elles nous conduisent hors de la salle d’entraînement et vers les douches.

Une heure plus tard, nous sommes toutes nettoyées, et l’une des filles a étalé un antibiotique sur mes blessures fraîches pour éviter que cela ne s’infecte.

Nous sommes assises sur un banc alors que nous finissons de nous habiller quand Maitresse Dupont entre.

« Ruby Red, Maître Lacroix veut te parler », déclare-t-elle froidement avant de se retourner et de quitter le vestiaire.

J’inspire profondément pour essayer de calmer mes nerfs tandis que les filles qui m’entourent me prennent les mains et me serrent les épaules, toutes essayant de me réconforter et de me souhaiter bonne chance.

Après avoir retrouvé mon courage, je me lève. « Je vais m’en sortir. Ne vous inquiétez pas pour moi », dis-je aux filles.

« Vous feriez mieux de vous préparer et d’aller à votre prochain poste avant d’avoir toutes des ennuis. »

Elles hochent la tête et me serrent dans leurs bras avant de se dépêcher de terminer leur travail tandis que je me dirige vers la porte.

Je me tords nerveusement les mains devant moi alors que je marche dans le couloir vers le bureau du maître.

Je lève la main pour frapper, mais j’entends sa voix m’appeler avant même que j’en aie l’occasion. « Entre », sa voix résonne.

Je fais ce qu’on me demande et referme la porte en silence derrière moi avant de m’avancer prudemment vers lui, assis à son bureau.

« Vous avez souhaité me voir, Maître », dis-je doucement, la tête baissée.

« Oui, assieds-toi », répond-il froidement.

Je m’assois face à lui. Il croise ses doigts comme s’il réfléchissait tout en me regardant.

« Maîtresse Dupont m’a raconté ce qui s’est passé aujourd’hui à l’entraînement. Qu’as-tu à dire pour ta défense ? »

« Je suis désolée. La fille était si jeune, et c’était son premier jour. Je ne pouvais pas rester là et la regarder se faire battre pour avoir simplement fait une pause. Elle n’est manifestement pas habituée à un travail manuel aussi pénible », réponds-je.

« Malheureusement, c’est un problème, Ruby. Tu ne peux pas interférer avec la formation de nos nouvelles filles. Ce que tu as fait aujourd’hui peut être dangereux pour mon business », commence-t-il sévèrement, et ma bouche s’ouvre.

« Dangereux ? En quoi ? » protesté-je.

« Tu donnes le mauvais exemple. Les filles vont avoir des pensées dans leurs têtes. Elles peuvent commencer à se rebeller. Je ne peux pas accepter cela », explique-t-il.

« Mais je… »

« Ce sera peu pratique, mais on peut au moins les obliger à se conformer. Cependant, comme tu le sais, cela ne fonctionne pas sur toi, pour une raison quelconque. »

Je serre les lèvres l’une contre l’autre. En plus de lire dans les pensées, les vampires ont la capacité de contrôler l’esprit des gens. Ils appellent ça la « compulsion ».

Ils ont appris très tôt qu’ils ne pouvaient pas me forcer à obéir. Je ne sais pas pourquoi ça ne marche pas sur moi.

Malheureusement, le revers de la médaille était que je recevais beaucoup plus de coups de fouet et de punitions pour obtenir mon obéissance.

« Comme je ne peux pas garantir que ça ne se reproduira pas, j’ai décidé qu’il était temps de t’envoyer aux enchères. »

 

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