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Dénudée par le Roi

~Chaque fois que je perds ma virginité, c’est différent.~

~Parfois c’est dans un palais, et parfois c’est dans la poussière.~

~Parfois je suis au-dessus, et parfois mon visage est enfoui dans un oreiller pour étouffer mes cris…

~Parfois ça fait un mal de chien, et parfois c’est une pure extase.~

~Mais il y a une chose qui reste la même, quoi qu’il arrive.~

~Dans chaque vie, tu me retrouves.~

~Je la perds toujours pour toi.~

~Alors ne me fais pas attendre trop longtemps, mon amour…~

 

Dénudée par le Roi de JMFELIC est maintenant disponible à la lecture sur l’application Galatea ! Lisez les deux premiers chapitres ci-dessous, ou téléchargez Galatea pour en profiter pleinement.

 


 

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1

Chaque fois que je perds ma virginité, c'est différent.

Parfois c'est dans un palais, et parfois c'est dans la poussière.

Parfois je suis au-dessus, et parfois mon visage est enfoui dans un oreiller pour étouffer mes cris…

Parfois ça fait un mal de chien, et parfois c'est une pure extase.

Mais il y a une chose qui reste la même, quoi qu'il arrive.

Dans chaque vie, tu me retrouves.

Je la perds toujours pour toi.

Alors ne me fais pas attendre trop longtemps, mon amour…

NICOLETTE

Quand j'étais jeune, mon père me disait toujours que le meilleur métier de la planète était celui d'archéologue.

Chaque fois qu'il rentrait d'une de ses expéditions, il ramenait toujours avec lui une pièce de ses découvertes.

Vous ne pouvez qu'imaginer à quel point notre maison était étonnante avec toutes ces reliques anciennes.

C'est probablement la raison pour laquelle je suis devenue archéologue moi-même, même si j'ai obtenu un diplôme dans l’éducation.

Il disait que le travail pouvait impliquer de longues heures de fouilles, de salissures et de coups de soleil, mais que le résultat final valait toute cette peine.

Nous pouvions découvrir un nouveau monde, une nouvelle vie ou un nouvel objet dont personne n'avait jamais soupçonné l'existence.

Il avait aussi l'habitude de dire qu'il y avait une chance sur un million de se retrouver à deux endroits en même temps.

Bien sûr, même si j'étais petite à l'époque, je ne le croyais pas mot pour mot. Je veux dire, comment cela pourrait-il même se produire, pas vrai ?

Les téléportations et les expériences extracorporelles étaient juste une invention de l'imagination humaine.

N'est-ce pas ?

J'étais loin de me douter à l'époque que j'allais en faire l'expérience au sens propre.

Genre, sérieusement. De manière littérale, avec les tripes et l'estomac retournés.

***

Tout a commencé quand j'ai ramené chez moi un ancien miroir de mes dernières fouilles.

Ce miroir de deux mètres de haut avait l'air très vieux, mais il ne semblait pas « précieux ».

Pour commencer, le cadre n'était pas doré. Il n'était pas non plus orné de rubis ou de diamants. Il était juste… simple, avec des petites fleurs et des courbes élégantes sculptées sur les côtés.

C'est peut-être la raison pour laquelle le service des douanes de Malte m'avait laissée l'apporter chez moi.

Je l'avais traîné depuis Malte jusqu'à mon appartement, au douzième étage du Hedonia Apartment and Suites, au cœur de la ville de New York.

Le miroir avait l'air insignifiant. Comme de la camelote. Mais j'avais décidé de le garder.

Pourquoi ?

Honnêtement, je ne sais pas.

J'ai juste ressenti une certaine connexion avec lui.

Un sentiment que je ne pourrais pas décrire.

En plus, il allait parfaitement avec ma chambre sur le thème de la Grèce.

La première nuit après avoir accroché le miroir était… obsédante.

Vous avez déjà eu l'impression que quelque chose ou quelqu'un vous regardait pendant que vous vous endormiez ?

C'est certainement ce que je ressentais. Mais je n'y ai pas trop pensé.

J'ai connu des choses inexpliquées autour de moi depuis que je suis petite.

Je m'étais habituée à des flashs de souvenirs étranges, vagues et peu clairs. J'avais grandi avec eux. Et je ne voulais pas les laisser ruiner ma vie quotidienne.

Mais au quatrième jour depuis que ce miroir était en ma possession, je ne pouvais plus l'ignorer. Il exerçait une attraction magnétique, comme s'il voulait que je touche sa surface lisse.

Et je l'ai touché.

Soudain, j'ai perdu pied et je suis tombée la tête la première dans mon propre reflet.

L'instant d'après, j'étais allongée sur l'herbe avec un mal de tête lancinant, mon estomac se tordant, de la bile remontant dans ma gorge.

Qu'est-ce que…

C'était la nuit, donc je ne pouvais pas voir clairement ce qui m'entourait.

Mais du coin de l'œil, j'ai vu deux silhouettes humaines…

Je crois.

Ils avaient l'air menaçant, ils portaient des armures aux formes étranges et tenaient des lames épaisses et incurvées. Et leurs yeux étaient fixés sur moi.

C'est alors que j'ai su que j'étais royalement baisée.

LUCIEN

J'ai un esprit sale. J'ai des manières dégoûtantes.

Boum.

Boum.

Boum.

Trois coups ont été frappés à mon épaisse porte.

Une interruption bienvenue dans ma situation actuelle. Une blonde aux cheveux bouclés et à la poitrine impressionnante me donnait du plaisir depuis une demi-heure déjà, et je…

Juste.

Je ne pouvais pas.

Putain.

Jouir.

Ne vous méprenez pas. J'appréciais mes maîtresses… toutes les quinze.

Ou vingt ?

Bon sang, je ne sais même plus. C’est mon Conseil qui les avait rassemblées, pas moi.

Mais aucune n'était capable de me satisfaire.

Ses gémissements résonnaient trop fort dans mes oreilles. Elle n'arrêtait pas de faire ce bruit d'âne en se balançant de haut en bas sur ma queue dure comme la pierre.

C'était agaçant. Très agaçant.

J'étais donc plus qu'heureux d'entendre quelqu'un frapper à ma porte.

« Sors », ai-je ordonné à la femme brusquement.

« Oh nooooon », a-t-elle crié quand je me suis assis et l'ai poussée sur le côté.

Elle a relevé ses jambes en l'air, me donnant une bonne vue sur son sexe humide. J'ai détourné le regard.

« J'ai dit DEHORS. MAINTENANT. »

« Mais, Votre Majesté… » Elle m'a lancé un regard suppliant et s'est remise sur moi. « Je suis encore trempée… »

« Alors va te donner du plaisir toute seule ! » ai-je crié, en la regardant de travers.

Elle s'est découragée instantanément. Puis, les lèvres tordues, elle a quitté la chaise longue et a ramassé ses vêtements sur le sol.

Elle a ouvert la grande porte pour sortir, se heurtant directement à un Monsieur Guillard très surpris. J'ai vu ses yeux suivre ses fesses nues alors qu'elle s'enfuyait.

« Encore une, Sire ? » m'a-t-il demandé. « Vous serez bientôt à court de concubines si vous ne leur donnez pas l'amour qu'elles méritent. »

« Tss. » J'ai grimacé à ses mots. « Que veux-tu maintenant, Guillard ? »

« Un moment de votre temps, Votre Majesté », a-t-il répondu, en faisant de son mieux pour ne pas regarder ma bite toujours en érection, que je n'avais même pas pris la peine de couvrir.

« Deux soldats en patrouille le long de la Forêt interdite ont arrêté une femme. Ils attendent votre avis dans la salle du trône. »

« Ne m'ennuie pas avec une chose pareille », me suis-je plaint en me levant et en remontant mes hauts-de-chausses. « Débrouille-toi tout seul. »

J'ai pris ma veste militaire en cuir sur la tête de lit et l'ai enfilée, couvrant mon torse imposant.

Guillard a penché la tête et a émis un son rauque. « Avec tout le respect que je vous dois, Sire, je ne peux pas, car je ne comprends pas la langue de cette femme. Elle semble… étrangère, à en juger par ses vêtements. »

J'ai arqué un sourcil. « Étrangère ? »

Cela a piqué ma curiosité.

Des images d'un monde lointain ont défilé dans mon esprit.

Non, ça ne peut pas être…

Mais je vais devoir m'en assurer par moi-même.

« Conduis-moi à elle », ai-je ordonné.

NICOLETTE

« QU'EST-CE QUE J'AI FAIT DE MAL ? ! » ai-je crié à tue-tête aux deux hommes terrifiants qui m’avaient maîtrisée.

Normalement, dans cette situation, une personne normale devrait pleurer.

Ce n'était pas mon cas. Pas encore.

Mais je sentais ma voix devenir rauque à force de me débattre et de crier contre mes ravisseurs.

J'ai essayé de comprendre ma situation insensée.

Premièrement, le miroir antique que j'avais ramené de Malte avait manifestement un pouvoir magique.

Je savais tout des objets égyptiens maudits, des poupées vaudou et des objets enchantés par la sorcellerie, mais celui-ci…

C'était différent de tout ce que j'avais déjà vu.

Comment une femme parfaitement normale, dans son appartement parfaitement normal, pouvait-elle être soudainement transportée dans un lieu inconnu en touchant simplement un miroir ?

Je pensais que ce genre de choses n'arrivait que dans les films !

Deuxièmement, j'avais été transportée dans un lieu qui contredisait totalement mes connaissances scientifiques et historiques.

Lorsqu'ils m'avaient capturée, mes ravisseurs m'avaient attachée sur le dos d'un animal qui ressemblait à un croisement entre un éléphant et un gorille. Et tandis que je chevauchais cette créature étonnamment docile, j'ai pu examiner mon environnement.

Le chemin que nous traversions était sombre car le ciel était dépourvu d'étoiles et aucune lune n'était visible. L'atmosphère était lourde, l'endroit sentait le soufre et les ordures en décomposition.

Mais après quelques minutes de trajet, tout a commencé à changer.

L'odeur épouvantable s'est dissipée et l'air est devenu plus léger. La terre sous mes pieds ressemblait à celle de la Terre, mais l'eau et le ciel, c’était une autre histoire.

Nous sommes passés devant un lac, et j'ai remarqué que l'eau avait une apparence argentée et brillante. Le ciel était rempli de ce qui ressemblait à des aurores boréales, mais mieux que tout ce que l'on peut voir aux pôles Nord et Sud de la Terre.

Les plantes étaient vertes, comme sur Terre, mais j'aurais juré qu'elles avaient aussi un reflet argenté. C'était vraiment inhabituel.

Je veux dire, je suis une archéologue. J'étudie le passé et, jusqu'à présent, dans mes recherches approfondies, je n'avais jamais rien lu au sujet d’un endroit comme celui-ci.

Et puis, il y avait la langue que mes ravisseurs parlaient.

Je ne pouvais pas comprendre un seul mot de ce qu'ils me disaient, et ils ne comprenaient clairement pas l'anglais.

« Laissez-moi partir ! » ai-je crié à mes ravisseurs encore et encore et encore.

L'un d'eux a tourné la tête vers moi. « Duskime ! » a-t-il dit.

Ouais.

Je suis aussi paumée que toi.

« Mais de quoi parlez-vous ? ! » J'ai serré les dents. « Je ne peux pas… Je ne peux pas rester ici ! »

La créature que je chevauchais s'arrêta devant un immense palais, et en un instant, mes ravisseurs s'emparèrent de moi et me traînèrent à l'intérieur.

J'ai regardé autour de moi, émerveillée par le haut toit voûté, les épaisses colonnes, les vitraux, les murs en miroir et les énormes lustres.

Enfin, mes yeux se sont posés sur un trône élaboré, placé en hauteur devant moi, probablement pour que leur roi s'installe dessus.

Les hommes m'ont jetée sur le sol en marbre et se sont mis au garde-à-vous, fixant le trône.

Outch.

Ils attendaient clairement que leur roi décide de mon sort.

« Laissez-moi rentrer chez moi ! » ai-je encore crié.

« Duskime ! »

À présent, je pouvais déduire que ce mot signifiait quelque chose du genre « ferme ta gueule ».

C'est alors que j'ai entendu des pas résonner dans le grand hall.

J'ai vu la silhouette d'un homme, grand avec de longs cheveux noirs de jais, qui a rapidement détourné les yeux.

C'est lui ?

Le roi lui-même ?

Mon seul espoir de pitié ou de mort certaine ?

Mais il ne ressemblait à aucun roi que j'avais déjà vu. Et il ne s'est pas assis sur le trône comme je m’y attendais.

Au lieu de cela, quand il m'a vue, il a marché droit vers moi à un rythme rapide et énergique.

J'ai levé mon regard vers le sien.

Quand nos yeux se sont croisés, son visage a affiché une expression d'angoisse. Ou de soulagement ? Ou de fureur ? Ou de désir ?

Je ne pouvais pas comprendre son expression, mais au fond de mon ventre, je sentais qu'une chose était certaine…

Ouaip.

Je suis vraiment royalement baisée.

 

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2

NICOLETTE

L'instant d'après, la main du beau roi s'est levée et a attrapé une poignée de mes cheveux, me tirant la tête vers le haut.

« Ahhh ! » ai-je glapi, la douleur se propageant dans mon cuir chevelu.

Mes mains se sont immédiatement agrippées à son bras, mais chaque fois que je le tirais vers le bas, sa prise sur mes cheveux se resserrait. Sa main libre a tourné ma mâchoire pour orienter ma tête vers la lumière.

Il m'examinait.

J'étais sur le point de crier à l'aide quand son visage a changé, et j'ai pu voir la profondeur de ses yeux éclatants. Des iris pâles, violets, avec des éclats d'or à l’intérieur.

Ils étaient fascinants… différents de tous les yeux que j'avais vus sur Terre.

« Vous… me faites mal ! » ai-je haleté quand ses mains ont saisi ma mâchoire.

Son visage stoïque était presque illisible, mais je voyais ses pensées se bousculer, comme s'il essayait de me comprendre.

Soudain, il m'a relâchée, et je suis tombée au sol en respirant difficilement.

« Suteca… », a-t-il chuchoté.

Du coin de l'œil, je l'ai vu s'agenouiller pour me rejoindre sur le sol. Il a tendu la main vers mon coude droit, tendrement cette fois, mais je ne l’ai pas laissé faire.

Je me suis levée précipitamment et j'ai quitté la pièce en courant aussi vite que possible.

Mon cœur battait la chamade.

C'était une situation de vie ou de mort.

Mon objectif était les doubles portes arquées au bout du couloir, et si la chance était de mon côté, je ne croiserais peut-être pas de soldats à l'extérieur.

Je pouvais m'échapper tout droit, là où mes pieds pourraient me mener, quelque part où je serais saine et sauve.

« Melata duskem ! » ai-je entendu l'homme crier, sa voix était puissante.

J'ai entendu un bruit de métal lourd derrière moi, tandis que des soldats me poursuivaient.

J'ai poussé les portes et je me suis retrouvée à courir dans une cour déserte. Mon esprit s'emballa, cherchant à trouver une idée pour m'échapper de cet endroit étrange.

Je suis passée devant une grande fontaine qui crachait de l'eau argentée et j'ai croisé des dizaines de grandes statues.

« Reviens ici ! » crièrent bruyamment les soldats derrière moi. Une douzaine d'hommes en armure lourde argentée couraient après moi, leurs épées étincelantes dégainées.

Même le taekwondo que j'avais fait à l'université ne m'aurait pas aidée contre ces lames.

Mais lorsque j'ai entendu un grondement sourd provenant de l'un des plus hauts toits, j'ai su que ces épées étaient le dernier de mes soucis.

J'ai jeté un coup d'œil en direction du bruit, et ma bouche s'est immédiatement ouverte lorsque j'ai vu l'objet scintillant dans le ciel.

Un seul mot m'est venu à l'esprit en le voyant.

Monstre.

Des écailles argentées et dorées recouvraient son corps musclé, et des griffes géantes et acérées étincelaient au clair de lune.

Sa longue queue ressemblait à celle d'un scorpion, avec un grand dard mortel à son extrémité.

Ses ailes dorées, toutes les six, lui permettaient de planer gracieusement au-dessus de moi.

Enfin, il avait une tête évoquant un fier lion, une crinière de couleur brun doré autour du cou, mais avec quatre cornes dépassant de son crâne.

C'était la créature la plus terrifiante, mais aussi la plus belle, que j'avais jamais vue de ma vie.

Et pour rendre les choses encore pires, elle me regardait fixement.

Mon cœur s’emballant, j'ai pris une ruelle sombre pour échapper à la fois aux soldats et à la créature.

C'est alors que j'ai entendu un autre rugissement.

Cette fois, plus fort.

J'ai levé les yeux pour voir la créature s'abattre sur moi.

Sa tête de lion s'est transformée.

Une tête de dragon, noire comme la nuit, a montré ses dents en les claquant dans ma direction, me regardant avec des yeux rouges.

La terre a tremblé alors qu’il s’écrasait sur les toits au-dessus de moi, les tuiles tombant en pluie.

J'avais l'impression que mon cœur avait sauté hors de ma cage thoracique, mais je continuais à courir, encore et encore.

J'ai cherché désespérément une porte ouverte. J'ai trouvé la plus proche et je l'ai franchie en espérant que tout irait bien.

Mais cet espoir a disparu bien vite quand je me suis retrouvée avec une lame pointée directement sur ma gorge.

Le même homme que tout à l'heure me surplombait, ses cheveux noirs luisant dans la lumière. Son apparition soudaine était impossible.

Comment diable a-t-il pu arriver ici aussi vite?

« Qui êtes-vous ? » a-t-il demandé d'une voix grave et autoritaire.

Étonnamment, il a parlé en anglais cette fois. J'étais stupéfaite d'entendre ma propre langue dans ce monde étrange, mais pour l'instant, j'avais de plus importantes préoccupations.

« S'il vous plaît, ne me faites pas de mal », ai-je dit entre deux respirations tremblantes. « J'ai juste besoin d'un endroit où me cacher ! »

J'ai entendu les rugissements de la bête à l'extérieur, mais la nuit était emplie de silence. La créature agressive a dû alerter l'homme sur l'endroit où je me trouvais, puis s'est envolée.

Le danger n'était pas écarté, cependant.

J'entendais les pas des soldats qui se rapprochaient de l'extérieur.

L'homme a serré la mâchoire et s'est avancé, pressant la pointe de sa fine épée à quelques millimètres de ma gorge.

« S'il vous plaît ! » ai-je haleté. « Je vous en prie ! »

Pour la première fois depuis que j'avais été jetée dans ce monde bizarre, j'ai senti des larmes s'écouler de mes yeux.

Il n'y avait pas moyen d'échapper à cette folie. Je me sentais complètement désespérée.

Puis, il a levé son épée.

Mais au lieu de me trancher la gorge, il m'a poussée derrière des tonneaux empilés à proximité, au moment où les soldats sont apparus.

« Su Anti ! » ai-je entendu deux soldats crier ensemble, surpris. Je me suis recroquevillée contre les tonneaux, essayant de retenir ma respiration.

« Vrara ek sra amimke ? » a dit l'homme froidement. J'ai remarqué que sa grande silhouette se déplaçait sur le côté, probablement pour me cacher un peu mieux.

« Ami slina hassavemb omik, Su Anti ! »

L'homme a ri.

« Duskime », a-t-il dit, et il a levé son épée dans leur direction.

Le soldat a sursauté, et mon imagination m'a soufflé que la lame de l'homme était appuyée contre la gorge du soldat, tout comme il l’avait fait plus tôt avec moi.

« Somme mir amimke, jehk ! » ordonna l'homme.

« Ai, Su Anti ! »

L’instant d’après, les bruits de bottes des soldats s’estompaient dans mes oreilles. J'ai pris une grande respiration.

Je sentais encore mon cœur battre à tout rompre, mais le fait que cet étranger m'ait sauvée m'a permis de me sentir un peu plus à l'aise.

« Merci », ai-je dit en me relevant et en sortant de derrière les tonneaux, regardant le ciel pour m'assurer que la créature volante n'était plus là.

Heureusement, elle était partie.

« Qui êtes-vous, femme ? » a-t-il dit en remettant son épée dans son fourreau.

« C'est à vous que je devrais poser la question », ai-je fait remarquer. « Et comment connaissez-vous ma langue ? »

Il a fait un pas en avant. « Vous avez cinq secondes pour expliquer votre présence dans ce château ou bien je vais… »

Je ne suis pas restée pour écouter ce qu'il allait me faire.

D'après la façon dont il avait traité ces soldats, je ne savais que deux choses sur cet homme.

Il est puissant, et il est dangereux.

Je me suis précipitée dehors, loin de lui, sans savoir où j'allais dans le noir.

Soudain, j'ai remarqué la lueur argentée d'un ruisseau artificiel en face de moi.

Il était déjà trop tard pour faire demi-tour.

Laissant échapper un cri de surprise, je me suis retrouvée dans l'eau glacée.

Mais au lieu d'être mouillée, je suis tombée dans une obscurité étrange et vertigineuse.

Et puis…

Je me suis retrouvée dans mon appartement. Étalée juste en face du vieux miroir.

Pour de vrai.

Étonnamment, mes vêtements étaient secs, mais je haletais comme une folle.

« Oh mon Dieu, qu'est-ce qui m'arrive ? » ai-je crié, plus confuse que je ne l'avais jamais été.

Je me tenais la tête, essayant de donner un sens à ce qui venait de se passer.

Mais toute tentative d'être logique ne faisait que me donner plus mal à la tête.

***

Ma commande de jus de mangue, bœuf avec brocoli et purée de pommes de terre était fumante devant moi.

Je mourais de faim, et après avoir inexplicablement voyagé dans une autre dimension, je n'avais pas envie de rester à la maison pour cuisiner.

J'ai pris quelques bouchées, mais mon esprit est vite retourné à ce qui s'était passé avec le miroir.

J'avais essayé de considérer que ce n'était qu'un rêve, mais le souvenir de cet endroit inhabituel était trop clair dans ma tête.

La couleur argentée de l'eau, et le ciel vibrant. Le monstre qui me poursuivait, et le roi aux yeux incroyables.

Tout cela était trop réel.

Et il n'y avait aucune explication.

J'ai allumé mon ordinateur portable et j'ai commencé à faire des recherches en ligne sur tout ce que je pouvais trouver concernant cet endroit étrange.

J'ai utilisé des mots-clés comme “eau argentée” et “miroirs magiques” pour filtrer ma recherche.

Je savais que je n’avais pas beaucoup de chances, mais je n'avais rien d'autre sur quoi m'appuyer.

La chose la plus proche du monstre que j'ai pu trouver était une chimère, un monstre de la mythologie grecque avec une tête de lion, des ailes dorées et une queue de scorpion.

Mais des mythes inutiles et des dessins faits à l’ordi sur DeviantArt, que je ne qualifierais pas vraiment de chefs-d'œuvre, ne m'ont pas aidée.

En fin de compte, je me suis sentie insatisfaite, avec plus de questions que de réponses s'accumulant dans ma tête.

« Vous voulez autre chose, Mme Holland ? » a demandé la serveuse, détournant mon attention de l'écran de mon ordinateur portable.

« Non, tout va bien. Merci », ai-je répondu en lui adressant un sourire, malgré mon mal de tête grandissant.

« Bon appétit. » Mes yeux se sont dirigés vers la nourriture oubliée derrière mon ordinateur portable.

J'ai commencé à dévorer ma commande.

Au bout de quelques minutes, mon téléphone portable a sonné et vibré sur la table.

J'ai vu le numéro de l'appelant et j'ai souri.

« Oui, Bernard ? »

« Mme Holland, je vous rappelle que les articles sur les fouilles de l'église de Malte pour L'hebdomadaire d’Archéologie sont à rendre ce soir. »

Bernard était mon secrétaire. Il était bon dans son travail, et très dévoué.

« Oui, je vais relire le rapport en rentrant chez moi », ai-je dit.

« Je vous enverrai une copie avec ma signature en bas quand j'aurai terminé. Au revoir, Bernard », ai-je poursuivi, avant qu'il ne puisse m'assaillir d'une diatribe sur un million d'autres choses à faire.

J'ai rassemblé mes affaires, y compris l'ordinateur portable et le bloc-notes que j'avais éparpillés sur la table.

J'ai laissé mon assiette à moitié finie et je me suis dirigée vers la sortie.

Même lorsque j'étais dans une aventure étrange dans un monde de rêve, le travail et les responsabilités de la vie réelle continuaient comme toujours.

Mais avant de pouvoir m'en occuper, il y avait encore une chose que je devais faire.

***

Fixant timidement mon reflet dans le miroir argenté, j'ai décidé que je devais sortir cet objet maudit de mon appartement avant qu'il ne ruine ma vie plus qu'il ne l'avait déjà fait.

J'ai décidé d'en faire don à l'université qui, je l'espère, le rangerait quelque part au fin fond de ses archives.

J'ai appelé le professeur Mallorie, un vieil ami et collègue qui pourrait m'aider à m'en débarrasser.

Mais alors que je portais le téléphone à mon oreille, j'ai vu quelque chose qui m'a fait hurler, et mon téléphone s’est écrasé sur le sol.

C'était lui.

Le séduisant étranger.

Se tenant juste derrière moi dans mon reflet.

Mes yeux se sont verrouillés sur ses yeux violets à travers la surface argentée et j'ai été paralysée par son regard, incapable de bouger un muscle ou même de respirer.

Impuissante, j'ai regardé ses mains s'enrouler autour de mon corps.

Puis, un bouton après l'autre, il a commencé à détacher ma chemise Oxford jusqu'à ce que ma poitrine, puis mon ventre, soient dénudés.

D'un seul geste, il a retiré ma chemise et dégrafé mon soutien-gorge, laissant les deux vêtements tomber à mes pieds.

Il a regardé ma silhouette à travers le miroir, déshabillée à partir des hanches.

Ses grandes mains robustes ont enserré ma taille, m’attirant plus près.

Puis, remontant le long de mon torse, il a attrapé mes seins, ses mains les tenant mieux que mon soutien-gorge ne pourrait le faire.

J'ai soupiré et fermé les yeux, me délectant de la tension électrique à son contact.

Je ne voulais rien de plus que le voir continuer son exploration de mon corps.

Qu'il descende plus bas…

Mais quand j'ai rouvert les yeux, il était parti.

Qu'est-ce que…

J'ai regardé autour de moi, complètement désorientée, et j'ai découvert que j'étais entièrement habillée, seule dans mon appartement.

La seule preuve de l'apparition de l'étranger était l'humidité indéniable de mes sous-vêtements.

« Nicolette ? » J'entendais la faible voix du professeur Mallorie qui m'appelait à travers mon téléphone, qui gisait face contre terre.

Je l'ai attrapé en essayant de reprendre mon souffle.

« Allô ? » ai-je dit.

« Ah, vous êtes là », a dit le professeur Mallorie. « Je dois avoir un mauvais réseau. Je pensais vous avoir perdue. »

« Je pensais m'être perdue aussi… », ai-je dit avec un soupir désespéré. « J'ai quelque chose pour les archives. Mais j'ai besoin que vous veniez le chercher aujourd'hui. »

 

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Moon River (français)

Maeve n’est pas rentrée à la maison depuis que son père est mort et qu’elle a été envoyée en pensionnat, mais maintenant elle est revenue pour vendre la maison et enfin passer à autre chose. Elle n’est pas de retour depuis longtemps quand elle rencontre de vieux amis qui la convainquent d’aller au Bal des Potes – un nom étrange, mais qui semble plutôt amusant. Cependant, lorsqu’un homme étrange mais enivrant l’aborde au bal et déclare qu’elle est “A MOI”, un changement commence à se produire en elle… un changement qui révèle un sombre secret sur la ville et sa famille….

Age: 18+ ( ⚠️ Avertissement sur le contenu : Extrême violence, enlèvement, violence sexuelle, viol, fausse couche ⚠️ )

La Survie de la Rose

Après la mort de son père, le roi, Deanna se retrouve dans une situation dangereuse. Elle est une princesse bâtarde, et sa belle-mère, la reine Rosaline, et son demi-frère, le prince Lamont, ne reculeront devant rien pour qu’elle soit écartée de la cour. Seule et sans personne pour la protéger, Deanna commence à craindre pour sa vie. Mais lorsque des prétendants commencent à arriver pour faire la cour à la reine Rosaline, Deanna rencontre un bel étranger venu d’un pays lointain qui pourrait lui offrir le salut qu’elle recherche…

Age Rating : 18+

Tous les yeux sur nous

Laney fait l’amour avec la rockstar la plus célèbre du monde, Ace Flanagan, au mariage de sa sœur, sans jamais s’attendre à le revoir. Mais lorsque Laney découvre qu’elle est enceinte, sa vie et celle d’Ace vont changer à jamais…

Age Rating : 18+

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